Avertissements

Le transfert de matières azotées vers les milieux aquatiques (superficiels ou souterrains) dépend de nombreux facteurs (pression anthropique, nature et occupation du sol, contexte géologique, perméabilité du sous-sol, profondeur de la nappe, niveau de précipitations, etc.) et peut être un processus relativement long, notamment pour les eaux souterraines (quelques années). A pression constante, les teneurs en nitrates peuvent ainsi varier « naturellement » dans l’espace et dans le temps (variabilité saisonnière et interannuelle). D’autre part, le nombre de mesures effectuées, ainsi que leur fréquence (intra et inter-annuelle) et l’historique disponible sont variables d’une station à l’autre. Cette grande variabilité induit des difficultés d’interprétation, notamment pour les comparaisons interannuelles. Les résultats présentés ci-après doivent donc être pris avec précaution, la représentativité de la situation variant selon l’année, et les stations considérées.


Nitrates - qu'est ce que c'est ?

Principaux aliments azotés des plantes, dont ils favorisent la croissance, ils jouent un rôle important comme engrais. Toutes les eaux naturelles contiennent normalement des nitrates à des doses variant selon les saisons (de l'ordre de quelques milligrammes par litre). Dans de nombreuses eaux souterraines et de surface, on observe aujourd'hui une augmentation de la concentration en nitrates d'origine diffuse (entraînement des nitrates provenant des engrais minéraux ou organiques non utilisés par les plantes) ou ponctuelle (rejets d'eaux usées domestiques, agricoles ou industrielles). L'enrichissement progressif des eaux en nitrates peut conduire à compromettre leur utilisation pour la production d'eau potable et conduit, dans certains cas, à des développements importants d'algues. Ce phénomène d'eutrophisation est accentué par la présence de phosphore.


Normes de qualité

Vis-à-vis des nitrates, la limite de qualité fixée par la Directive Cadre sur l’eau (DCE) pour l’atteinte du bon état des eaux (brutes) est de 50 mg/l. C’est également la concentration maximale admissible pour l'eau destinée à la consommation humaine (fixée par l'OMS et les règlementations françaises et européennes).


Contexte régional - zones vulnérables

En Nouvelle-Aquitaine, près de 36 500 km2 sont classés en zones vulnérables aux nitrates fin 2018, soit environ 43% de la superficie totale régionale (255 990 km² en France en 2012, soit 47% de la superficie du territoire métropolitain). Le Nord de la région, principalement Poitou-Charentes, est particulièrement concerné. La partie Sud, située sur le bassin Adour-Garonne, l’est également, mais de manière plus éparse.